Mercredi 19 juin 2013
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¤ OH ! Des Pèsteries. Cela faisait longtemps, non ? Mon inspiration est variable, en ce moment. J'ai le
sentiment de ne parler que de cartons, gros scotch marron et rangement. D'un autre côté je déménage, c'est peut-être pour cela, finalement (ah ? Tu ne savais pas ? Oh ben alors....?).
¤ Ce matin, j'ai ouvert un oeil à 3 heures 19. Je l'ai refermé, excédée. Rouvert à 4 heures 28. Je me suis levée pour
boire, me repoudrer le nez, j'ai déjà chaud, il fait 30° dans ma chambre. Dire que début juin je pianotais avec une sous-couche constituée d'une polaire, avec une polaire encore par-dessus,
geignant qu'il faisait 14°. Une autre époque.
¤ Pour la température matinale trés élevée de ma chambre, j'en entends déjà certaines et certains me dire d'ouvrir mes
volets en grand, pour laisser pénétrer l'air pas frais. HORS DE QUESTION. La dernière fois que j'ai fait ça alors qu'il faisait nuit, une énormissime sauterelle a décidé de venir dormir près de
moi (j'ai cherché le billet en question, je n'ai trouvé qu'une petite évocation ici mais c'est encore un épisode horrible pour moi, un véritable traumatisme psychologique).
¤ Le paragraphe écrit
ci-dessous, rédigé hier matin, était prémonitoire, sinon, vu la chute de fin de journée contée ici. Notamment la partie sur le régime alors que j'étais toute à ma joie de porter une jolie robe...
¤ Il y a des matins où tu te lèves de bonne humeur (il est 4 heures 20 et non 3 heures 22, mine de rien ça aide
drôlement…) et puis un rien te contrarie (tu ne parviens pas à publier un billet, ta Chatte te lacère le visage, tu te découvres de nouvelles plaques d’eczéma sur les jambes et sans te (re)mettre
au régime tu décides qu’il est bien temps de faire quelque chose tout de même – oui mais quoi – histoire de ne pas te baigner en Burka tout l’été…). Mais la contrariété n’est que temporaire
finalement, alors que plantée devant ce qu’il reste de ton dressing – RIEN – tu parviens à te vêtir d’une robe sans aucune difficulté et là tu te dis que oui, Dieu existe et qu’il est
diaboliquement bienveillant avec ton Âme ce matin.
¤ Alors me suis-je dit, tout en pensant qu’il était temps de songer à cesser de boulotter en solo quelques sucreries
et autres tentations salées, que je pourrais zermater. Par exemple.
¤ En raison de la canicule (36° avant-hier à Grenoble, 37° hier…) j’ai décidé de ne pas faire de cartons. De toute
manière, vu l’état de putréfaction avancé dans lequel je regagne mes appartements, ce genre de mission relève juste de l’impossible.
¤ Le Chou est grand amateur de nouvelles technologies (mais il n’a pas d’Iphone, la loose suprême). Il a ainsi
récemment découvert qu’il pouvait téléphoner de sa voiture, sans kit blutooth vrillé à l’oreille, avec (je cite) son extraordinaire Kit main-libre voiture. Son téléphone se connecte
automatiquement aux hauts-parleurs de son Bolide (qui n’en est pas un) (par rapport au mien je veux dire). Donc, tu appelles, il décroche et il parle. Moi, je ne suis pas fan du dispositif, je
trouve que je l’entends de « loin ». Que ça résonne. Lui me répond (évidemment) que je fabule, que l’écoute est juste extraordinaire. Le pire, c’est le phénomène de rétroaction
acoustique (je lis Wikipédia, sinon) : pour résumer, je parle et je m’entends parler en différé et ça c’est juste horrible parce que d’une part j’écoute ma voix et c’est un désastre et
d’autre part je n’ose plus parler pour ne justement plus entendre ma voix, par contre le Chou s’égosille dans son micro « Allo… Alllooooo…. Je ne t’entends plus, tu es toujours làààà »
et ça aussi ça m’énerve (de toute façon je le reconnais implicitement, un rien m’énerve en ce moment et rien ce n’est vraiment pas beaucoup).
¤ J’ai souvent pensé, lors de certaines minutes philosophiques, que l’amour était
un savant mélange d’amour et de trahisons. Des petites, des grandes. Certaines qui ne laissent pas de traces, d’autres qui semblent indélébiles. Par essence, je ne suis pas rancunière et cette
idée de penser que la rancune ne mène à rien me plaît. Mais parfois, c’est juste trop. A entendre, à vivre. A subir aussi, sûrement. Et puis un jour, tu réalises que les trahisons prennent le pas
sur l’amour. Parce que l’amour s’étiole avec le temps, peut-être, d’autant plus au gré des trahisons. Parce que parfois, tu as envie de vivre, pour toi. De laisser l’autre à sa vie, cette vie qui
n’est pas la tienne.
¤ Je n'ai plus de livres ! Alors qu'hier en fin d'après-midi j'apprenais que je
devais impérativement me rendre sur Lyon le lendemain pour raisons professionnelles, j'ai réalisé avec effroi que je n'avais plus aucun livre papier à ma disposition et pour des raisons qui sont
miennes, je ne me vois pas utiliser ma Tablette Samsung dans le train (je regarde trop le journal télévisé, je sais, je sais...). Je me suis dit que je pourrais acheter un Pocket ce matin, à la
gare. Et puis finalement, j'ai décidé d'emporter mon (vieux) livre électronique, au format ridicule, avec le dernier Sébastian Fitzek à l'intérieur - Le voleur de regards - que j'ai
commencé hier.
¤ Ce n'est vraiment pas facile de rédiger des billets avec Marcelle à proximité...